L’entrepreneuriat est historiquement associé à la création d’entreprises visant la croissance, l’innovation et l’emploi (Schumpeter, 1934). Toutefois, l’évolution des technologies numériques, la flexibilisation du travail et la transformation des aspirations professionnelles ont favorisé l’émergence de nouvelles formes entrepreneuriales. Parmi celles-ci, le solopreneurat constitue un modèle singulier, caractérisé par l’absence de salariés et par une recherche de performance économique compatible avec une forte autonomie individuelle.
Longtemps marginalisé dans la littérature académique, le solopreunariat suscite aujourd’hui un intérêt croissant en sciences de gestion, en sociologie du travail et en économie entrepreneuriale.
Facteurs explicatifs de l’essor du solopreunariat
Facteurs technologiques
La diffusion d’outils numériques (plateformes de paiement, logiciels no-code, automatisation marketing, intelligence artificielle) permet aujourd’hui à un individu seul de gérer des activités auparavant réservées à des structures plus importantes.
Facteurs socio-professionnels
Les transformations des trajectoires professionnelles, marquées par la quête d’autonomie, de sens et d’équilibre vie professionnelle vs vie personnelle, contribuent à l’attractivité du solopreunariat, notamment chez les cadres, les travailleurs qualifiés et les créateurs de contenu.
Facteurs économiques
La réduction des coûts fixes et des barrières à l’entrée favorise l’expérimentation entrepreneuriale à faible risque, dans un contexte d’incertitude économique accrue.
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